12 mai 2020

A la découverte du développement durable en restauration : le traitement des déchets

Le 12 mars, la classe de seconde professionnelle Métiers de l’Hôtellerie-Restauration a pu visiter le site de l’U.V.E. de Bénesse-Maremne Ils vous en livrent ici un compte-rendu collectif.

« Nous sommes allés visiter l’Unité de Valorisation Energétique (U.V.E.). Nous avons d’abord été reçus dans une salle de réunion où nous a été présenté un documentaire vidéo sur les activités du SITCOM 40, Syndicat Intercommunal de Traitement et de Collecte des Ordures Ménagères, qui assure le bon fonctionnement de l’U.V.E. mais s’occupe également de toutes les collectes de matériaux recyclables qu’ils stockent ensuite sur la plateforme multi-matériaux voisine.

Nous avons ensuite commencé la visite de l’usine. Ouverte en 2016, elle a remplacé l’ancien incinérateur datant de 1972 et a permis d’améliorer considérablement la gestion des ordures ménagères. En effet, alors que 20% seulement des résidus pouvaient être valorisés auparavant, aujourd’hui, on atteint 95% de revalorisation des déchets par la production d’électricité revendue sur le réseau. Celle-ci, de l’ordre de 55 GWh, correspond à la consommation d’une ville de 35 000 habitants environ sur une année.

Lors de la visite, nous avons suivi le parcours des déchets. Ils arrivent par camion, chacun d’eux est pesé et passé sous un détecteur de radioactivité. L’U.V.E. qui fonctionne 7 jours/7 peut ainsi traiter 300 tonnes de déchets par jour. Une fois les camions déchargés dans une immense cuve de 7 mètres de hauteur, les déchets sont déplacés à l’aide de gros grappins qui peuvent en contenir jusqu’à 2 tonnes à la fois pour remplir le four chaudière. Ces grappins sont actionnés depuis la salle des commandes située au 4ème étage où deux techniciens les manipulent avec des manettes.

Après, nous sommes allés voir l’incinérateur qui brûle les ordures à une température de 1 000°C pendant une heure. Les cendres et résidus imbrûlés sont récupérés dans un bac d’eau froide puis collectés pour être transformés en mâchefer. La vapeur d’eau dégagée permet elle de faire fonctionner le turbo-alternateur qui produit de l’électricité.

Enfin, nous sommes allés voir le système de filtration des fumées qui permet en deux étapes de traiter l’air rejeté à la sortie de la cheminée de 20 m de haut. Tout au long du processus, des capteurs permettent de contrôler les niveaux de pollution car le site est éco-responsable.

Nous avons fini notre visite par un petit débat sur l’écologie, le recyclage et l’intérêt de réduire nos déchets au maximum, et notre guide, Mme Recalt, nous a remis de la documentation ainsi qu’une gourde réutilisable à l’effigie du SITCOM. »

 

 

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